mercredi 13 août 2008

Naître ...

N’être que le détritus d’un passé blessé …
Tu m'habites, tu m’attires,

Sur le fil de l’oubli raisonne ce bruit,
Blessés par nos peurs, heurtés par nos cris…
Sourd de n’être qu’un être en quête d’une passion pour cet horizon…

Aussi lointain qu’opportun…
Le récif d’un appel originel,
N’a de cesse de s’ébranler contre les parois de ce tunnel…

Tels des rois, on trébuche et on chute,
Et on se relève tel un être entier et fort,
Qui convaincu par ses efforts…

N’a de cesse de n’être que l’étendu de son être,
Au cœur blessé et au corps détendu…

Encré par cette force habitée depuis une éternité,
Restera roi de ses choix au combien guidés par cette sérénité…

dimanche 10 août 2008

Toucher le fond ...

Mais d’où vient ce besoin de s’oublier à ce point ?
À tel point de n’être plus qu’une poussière qui sombre dans l’ombre …

Dans l’ombre de cette vie,
Dans l’ombre de cette nuit…

De n’être plus que l’ombre de son ombre dans cette vie si sombre
Au plus profond des couloirs de pénombre…

Je t’effleure du bout des doigts,
Je t’espère au firmament du fond aimant,
Désirant n’être que cette poussière qui viendra te toucher…

Dans cette brume obscure qui dure,
De cette bulle offusque l’étrange de cet ange aux ailes noires qui m’accapare de son astre velouté, et effrayé par cette parcelle de vie si petite…

Dans l’immensité de cet océan sombre, je m’approche lentement,
Et je vois au loin cette petite bulle de pénombre qui illumine mon ombre de ce sombre fond…

mardi 5 août 2008

Tu files ...

Petit à petit, tu fais ton nid et tu m’oublies…
Je ne suis plus qu’un vague souvenir blessée par mon devenir …

De l’air, juste un peu d’air pour m’en défaire…

De ces traces qui glacent,
De ce passé qui m’a hanté...

Je t’efface à mon tour pour que cet amour ne me glace…

Petite à petit, le temps défile et tu files,
Notre idylle est restée sur ce fil fragile...

Être habile et fébrile,
Mais sur un mouvement de cils, tu files …

Étouffée ...

Emprisonnée dans cet étang massif,
Impuissante devant cet espace passif,

J’étouffe, je suffoque …

Ce vide m’attire et m’aspire,
Je ne peux lutter contre cette emprise.

Dominante et fervente, je décante…
Je dérape et m’échappe mais cet étouffement me rattrape…

Je me débats, ça m’épuise…
Ça m’épuise à tel point que petit à petit…

Je m’éteints …

Oubliée...

Envie de cette nuit qui envahit mon esprit,
Seule dans mon lit, je m’oublie …
De ces gestes indécis dirigés par une certaine envie d’oubli…

Oublier ce désir enfoui qui effleure mon ennui,
Troublée par l’errance de cette apparence au combien affriolante…

Errante entre cette vie et cet ennui,
Mon équilibre ne se trouve que dans cet oubli …